Canal3 c’est l’histoire de la rencontre entre des professionnels français de la télévision et le groupe Fadoul Afrique présent sur le continent africain dans de nombreux secteurs d’activités.
De cette rencontre naît la volonté d’enrichir l’espace audiovisuel burkinabé par une télévision privée en clair, de type généraliste.
La convention qui permet à Canal3 d’exister est signée le 19 avril 2001 avec le Conseil Supérieur de l’Information.
Le 28 décembre 2002, les premières émissions de Canal3 sont diffusées depuis son siège à Ouagadougou.
C’est le début d’une télévision africaine, urbaine, dynamique et interactive. Une quinzaine de personnes rendent possible une grille des programmes de six heures en semaine et de huit en weekend. Cette grille a comme point fort le « Huit minutes », la première session d’information axée sur la proximité et le quotidien des ouagalais. Autour du « Huit minutes » s’articulent des magazines et une programmation cinéma très riche.
En mai 2004, les diffusions se sont élargies à Bobo-Dioulasso deuxième ville du pays. La grille des programmes s’étoffe de programmes en journée. Le personnel de Canal3 passe alors à une vingtaine d’agents pour servir une grille des programmes qui s’enrichit de micro programmes et de productions locales plus importantes.
« Le Débat », « Entre nous » et « l’Invité du jour » entre autres deviennent des rendez-vous des téléspectateurs burkinabé.
Installée dans le paysage audiovisuel burkinabé, Canal3 lie des relations avec des partenaires internationaux. Le premier partenariat est signé avec la Deutsche Welle. Il permet à Canal3 de bénéficier de programmes et ouvre sur une diversification du traitement de l’information proposé aux téléspectateurs burkinabé.
En 2005, l’équipe de Canal3 s’agrandit et compte une trentaine de personnes. Elle travaille à remplir une grille de diffusion d’une durée moyenne de douze heures. La programmation de Canal3 s’enrichit alors de télénovelas et de téléfilms. De nouvelles productions locales axées sur la proximité comme « Pissy à Koko » et « TTB live » sont mises à l’antenne.
Canal3 noue un autre partenariat avec Canal France International.
Ce partenariat ouvre à Canal3 le Fonds de soutien prioritaire de la coopération française mais également la banque de programmes de CFI. En 2006, quarante personnes font de la grille des programmes de canal3 une grille riche de 60% de productions locales. La télévision diffuse quotidiennement en continu durant 15 heures. La télévision devient également membre de l'Association des Télévisions Privées Africaines.
Elle entre ainsi dans un réseau qui lui permet d'accéder à des programmes africains par le biais d'échanges avec des télévisions privées africaines. Ce besoin d'avoir de plus en plus de fictions et de programmes locaux et africains aboutit à la mise en œuvre de partenariats avec les structures de production et de distribution Burkinabé.
En 2007, Canal3 célèbre ses 5 ans. Sa grille des programmes a une durée de 20 heures journalières. Canal3 fait le choix de lancer un journal télévisé du 20 heures. Cela se traduit par le développement de sa Rédaction construite autour de journalistes reporters d’images.
Elle bénéficie d’autres programmes africains du fait de son appartenance à l’ATPA. A côté de cette programmation qui ouvre la télévision sur l’extérieur, Canal3 lance les premières émissions interactives. « Vous avez la Parole », « Pour ou contre » et « En toute intimité » permettent aux téléspectateurs de participer directement aux émissions en appelant le numéro de téléphone mis à leur disposition à cet effet.
Ce choix de renforcer la proximité et de permettre à nos téléspectateurs de se reconnaître dans nos programmes est maintenu en 2008.
Le « Midi mag » et « Mardi Foot » le magazine sur le football international apparaissent dans la grille des programmes.
L’équipe de Canal3 s’agrandit et atteint la cinquantaine de techniciens, administratifs et journalistes reporters d’images.
De nouveaux partenariats sont conclus au cours de l’année 2008. Ils lient désormais Canal3 à la Voix de l’Amérique (V.O.A) et à Euronews. Ces partenariats permettent à Canal3 d’ouvrir aux burkinabé des horizons différents notamment dans le traitement de l’information.
Cinq années durant, Canal3 a toujours axé ses programmes sur la proximité. Une équipe et une grille des programmes en constante évolution, sont l’expression de ce besoin de coller à son espace sociopolitique et économique.
Le challenge pour cette équipe est triple. Il s’agit de renforcer les productions locales pour coller davantage aux réalités des burkinabé des villes et des campagnes. L’acquisition du car de reportage facilite la réalisation de cette ambition.
A côté de ces productions locales, renforcer le partenariat avec les nouveaux acteurs des télévisions africaines et internationales par le bais de la diffusion internet et des autres canaux de diffusion est un souhait constant.
Un grand pas sera déjà franchi avec la couverture télévisuelle par Canal3 des dix villes majeures du Burkina Faso. L’image Canal3 sera ainsi portée au plus grand nombre de burkinabé, leur offrant pour beaucoup la possibilité de voir et de suivre un traitement de l’information et un divertissement nouveaux à côté de l’offre télévisuelle publique.
En 2009, la mutation du paysage audio visuel Burkinabé avec les nouvelles licences accordées pour des télévisons privées relance le challenge pour toute l’équipe de Canal3. Ce challenge est triple. Il s’agit de renforcer les productions locales afin de coller encore plus aux réalités des burkinabés des viles mais aussi des campagnes. Ainsi les émissions d’interactivité devenues « la griffe » de Canal 3 dans le paysage burkinabé sont maintenues et renforcées. Du lundi au dimanche, chaque jour une émission renforce ce lien de la télévision qui ressemble à son public.
L’acquisition du car de reportage facilite la réalisation de cette ambition en offrant aux équipes de production un outil de travail performant et indispensable.
A coté de ces productions locales, renforcer le partenariat avec les nouveaux acteurs de la télévision africaine et internationale par le bais de la diffusion internet et des autres canaux de diffusion reste une volonté constante.
Le couronnement de ces ambitions est notre volonté d’assurer la couverture télévisuelle par Canal3 des dix villes majeures du Burkina Faso.
2010 est une étape majeure dans la réalisation de cette ambition. Il s’agit de porter à la plus grande part des burkinabé l’image Canal 3, leur offrant pour beaucoup ainsi la possibilité de voir et de suivre un traitement de l’information et un divertissement nouveaux en rapport avec l’offre télévisuelle publique. L’acquisition de quatre nouveaux émetteurs permet la couverture des villes de Koudougou, Réo, Poa, Koupéla, Zorgho, Tenkodogo, Fada n’gourma, Ouahigouya, et les villages environnants. Cette ambition est couplée avec la nécessité de l’aménagement sur un nouveau site. Ce site doit prendre en compte la nécessité du regroupement en un même lieu des différentes équipes et des capacités de production ainsi que l’amélioration du cadre de travail.
« La télévision qui nous ressemble » n’est pas seulement une devise. C’est aussi une philosophie qui imprègne tant la culture d’entreprise que la programmation de Canal3 et c’est notre défi au quotidien que d’y rester fidèle.